A Montluçon les Montmirail, il y avait une piscine Municipale, avec un grand bassin , un petit bain, une fosse à plongeon, et en été, on y allait tous les jours, avec ma copine Annie , et qu'est ce qu'on aurait bien pu faire d'autre, bien sur il y avait aussi un musé, mais celui là on l'avait déjà visité plusieurs fois, une très belle église avec des vitraux remarquables, un cinéma avec une séance d'art et d'essai par semaine, bon, mais la piscine, c'était encore ce qu'il y avait de mieux.
Après la piscine, on allait au café du foot. C'était Annie qui m' entraînait la bas. Moi je le disais pas à mes parents, que j'allais au café du foot, boire des demis panaché le vendredi, avec ma copine Annie qui était une petite rigolotte. Ils auraient pas aimé, parce que j'étais trop jeune, et que le vendredi soir, les gars du foot, ils étaient complètement bourrés. Ils étaient gentils. Ils étaient même assez jolis dans l'ensemble. Mais ils étaient bourrés.
Au fond moi ça m'était égal aprés tout, puisqu'ils étaient gentils, que c'était pas des types arrogants, non, c'étaient des ouvriers quoi, avec des bonnes bouilles et ils avaient bon coeurs. Je passais de bons moments avec eux, on rigolait bien, et puis à six heure et demie je reprennait mon vélo et je rentrais chez moi. Eux ils continuaient à boire et à boire, jusqu'à je ne sais pas quelle heure, et ils recommençaient le samedi soir. Le dimanche ils se racontaient les conneries qu'ils avaient faites quand ils étaient bourés et le lundi ils retournaient bosser.
Un dimanche après midi, ils nous ont invité, Annie et moi, à aller nous baigner avec eux dans une espèce de lac des environs, et on y est allées. C'était un beau dimanche radieux à la campagne, on riaient bien tous, et on s'est jeté à l'eau.
Et tout d'un coup s'est arrivé. C'était terrible. Il y en a un qui a plongé, juste à côté de moi, et puis il est pas remonté à la surface. Personne ne faisait attention. Mais moi j'ai vu son corps qui remontait, mais la tête restait sous l'eau. Alors j'ai soulevé sa tête, et là j'ai vu que sa boite cranienne s'était ouverte et qu'on voyait sa cervelle. Il s'était cogné la tête au fond sur un caillou, en plongeant. Je me rappelle que je l'ai pris dans mes bras pour qu'il respire bien et j'ai appelé au secour. Il était tout recroquevillé sur lui même comme un foetus Mais il semble que tout était très lent, et que personne ne reagissait comme il aurait fallut.
Il y avait des maitre nageur à cette baignade mais ils ont eu l'air de pas trouver ça grave ce qu'il lui était arrivé, moi je disait il faut appeler le samu il faut appeler le samu mais personne ne m'écoutait parce que j'étais trop jeune. Ils sont allés cherche un docteur qui habitait dans le village. Le docteur a été long à venir. Quand il est arrivé il a appelé l'hopital de Montluçon les Montmiral, mais c'était pas ça qu'il fallait faire, car une fois qu'il a été à l'hopital de Montluçon les Montmirail, ils ont du le transférer en helicoptère dans un gros hopital, et finalement c'était trop tard, et le gars, il est resté paralysé à vie.
Ca m'a pas fait rire. Si les maitres nageurs n'avaient pas été des abrutis, le type, il s'en serait sorti beaucoup mieux.
C'est sur que la lenteur de l'esprit humain est la coupable principale ici....Pas le caillou....
Enfin bon, si on s'arrêtait de faire quelquehose juste parce qu'une fois, quelqu'un a eu sa vie déchirée à cause de ce truc, plus personne ne prendrait sa vopiture